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Coronavirus : l’autre allié des populistes.

Après un début d’année dans la droite continuité de 2019, le coronavirus sème la pagaille dans désormais toute les villes de tous les pays de la planète, mais aussi sur les marchés financiers qui étaient jusque là en pleine euphorie.

Le S&P 500 sur 10ans

Je vous propose dans cet article de faire le tour des faits afin d’essayer de comprendre si la crise du coronavirus n’est qu’un épiphénomène ou si elle est au contraire la première salve du début d’une crise financière majeure.

Coronavirus : les faits

A l’heure ou est rédigé cet article (je préfère le préciser tant la situation évolue vite et dans tous les sens) près de 100.000 cas sont répertoriés à travers le monde (voir carte actualisée du coronavirus ici)

Cela en fait certes une propagation rapide et importante mais reste tout de même à relativiser tant des maladies « communes » comme la grippe saisonnière font elles 10000 morts / an ne serait-ce qu’en france.

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L’afrique et la Russie paraissent étonamment immunisées…

Le coronavirus lui, n’a pour le moment fait « que » 3300 morts à travers le monde, et même si le taux de mortalité est environ 3 fois supérieur à la grippe avec 3.4% environ, il y a donc clairement un déséquilibre important entre la panique ambiante et la réalité.

Coronavirus : le risque c’est la panique

Non en ce qui concerne l’économie et les marchés financiers en tout cas, le réel risque est plutôt à aller chercher du coté des autorités des pays les plus touchés par le coronavirus qui sous l’effet du principe de précaution prennent des dispositions qui ont un effet négatif sur l’économie.

Villes en quarantaine, usines arrétées… autant c’est tout à fait à pertinent et indispensable en chine ou le virus est apparu, autant les écoles et tous les événements annulés en italie et les bouteilles de gel hydroalcoolique à 180€ paraissent exagérés.

Le nombre de cas est stabilisé en chine et va probablement l’être ailleurs également.

Evidemment, en ces temps de populisme et de justice sur twitter les gouvernements ne peuvent rester sourds à l’appel de l’opinion publique qui en plus de ne rien connaitre au sujet se fout totalement des marchés.

Le risque est donc une surenchère dans les mesures de protection : restriction des déplacements, confinements, télétravail forcé et tourisme en très forte baisse.

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Le tourisme est le premier employeur de France

Il y a bien sur certains types d’activité qui se rattrapent : les ouvriers chinois redoubleront d’efforts quand le coronavirus sera confiné pour rattraper le retard sur la production.

Mais qu’en est-il des boutiques de quartiers, des restaurants et des sorties en famille ?

Va-t-on 2 fois plus souvent au restaurant après une pandémie ? Je ne pense pas.

Il y a donc beaucoup de secteurs qui risquent de souffrir fortement de ces mesures, ce qui nuit forcément à leurs résultats et entrainant dans leur sillage les résultats économiques de tout le pays.

L’europe en récession = montée du populisme (déjà très haut)

Nos économies en europe étaient déjà bien fragiles, elles ne vont certainement pas tenir le coup en 2020 et la France comme l’Allemagne risquent de finir l’année en récession économique, ce qui n’est bon ni pour le portefeuille, ni pour ceux qui combattent les populistes de droite et de gauche.

Le risque, vous l’aurez compris est que la crise du coronavirus se transforme en déclencheur socioéconomique d’une crise profonde et bien plus grave, celle de nos économies et de nos états car on sait bien que la crise économique est le terreau fertile du populisme.

On entend déjà les clowns politiques d’extrême gauche et d’extrème droite agiter la peur et les fausses colères qui n’ont d’autre buts que de rallier leurs troupes et les indécis.

Comment ? En Italie on ferme les écoles et pas en France ? Mais le gouvernement est totalement inconscient, il met l’économie devant la santé de nos enfants.

Ce genre de réactions aussi ridicules que caricaturales est exactement ce qui pousse à la surenchère : à la place du gouvernement, faut-il prendre le risque de ne rien faire ? En cas de problème vous êtes directement responsable.

Et s’il n’y a pas de problème la crise économique (si elle a lieu) sera de toute façon imputée au coronavirus et non à votre politique, alors à quoi bon prendre la bonne décision ?

Une minorité excitée et avide de buzz médiatique va donc dicter ce qu’il est bon ou non de faire précipitant mauvaises décisions et impacts économiques non anticipés.

C’est le risque mes amis : céder à la panique et à la politique du zéro risque, car dans la vie comme dans l’investissement financier, cela mène à l’échec assuré.

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